Paris, Collection « Études psychanalytiques », L’Harmattan, 1996
Critique parue dans L’information psychiatrique, n° 10, Décembre 1997
Critique parue dans L’information psychiatrique, n° 10, Décembre 1997
Hölderlin (1770-1843) entre pour la première fois en psychanalyse pratiquée « hors cure » chez Jean Laplanche (1924-2012). Celui-ci publie sa thèse de médecine soutenue en 1959 sous le titre Hölderlin et la question du père en 1961. Entre ces deux dates de la fin des années 1950 et du début des années 1960 qui délimitent la période « para-lacanienne » proprement dite de l’auteur, au point équidistant et moment de bascule théorique du Colloque de Bonneval sur « L’inconscient » de l’automne 1960, Jean Laplanche a donné le coup d’envoi manifeste de sa critique de Lacan, par laquelle il inaugure son œuvre.
Hölderlin (1770-1843) entre pour la première fois en psychanalyse pratiquée « hors cure » chez Jean Laplanche (1924-2012). Celui-ci publie sa thèse de médecine soutenue en 1959 sous le titre Hölderlin et la question du père en 1961. Entre ces deux dates de la fin des années 1950 et du début des années 1960 qui délimitent la période « para-lacanienne » proprement dite de l’auteur, au point équidistant et moment de bascule théorique du Colloque de Bonneval sur « L’inconscient » de l’automne 1960, Jean Laplanche a donné le coup d’envoi manifeste de sa critique de Lacan, par laquelle il inaugure son œuvre.
Roseline Bonnellier est germaniste et docteur en psychologie. Elle est membre de l’Association Internationale des Interactions de la Psychanalyse (A2IP).
La fiction annonce d’emblée qu’elle est faite et qu’elle est feinte : fabriquée de toutes pièces pour concurrencer une réalité qu’elle prétend imiter, pour laquelle elle se fait passer mais avec une telle évidence du procédé, qu’on ne peut, semble-t-il, être dupe.
Jean-Jacques Abrahams, jeune artiste, décide à 28 ans, après 14 ans d’analyse, de se retourner contre son psychiatre (le Dr X. qui est Jacques Lacan pour certains mais qui serait en fait le dr Van Nypelseer) dont il enregistre la rencontre en 1967 ; il sera interné d’office à la suite de cet enregistrement, s’évadera de l’hôpital Brugmann et fuira aux USA d’où il publiera L’homme au magnétophone (ed. Sagittaire, 1976). Ce texte est paru dans Les temps Modernes de mars 1969 en un temps où le débat portait sur la remise en cause des systèmes qui gouvernent l’individu, et ce sous l’influence de l’antipsychiatrie anglaise et de la contre-culture.
Ce texte a beaucoup inspiré Sartre, Foucault, Deleuze et Guattari et il fut repris au séminaire « Délire et désir » de Gilles Deleuze à Vincennes en 1972. A ce propos, Deleuze ne tombe pas dans une dénonciation facile mais en fait un beau commentaire autour de la notion de tiers inclus / tiers exclus : pour lui, le tiers inclus s’oppose à l’analyse. Ce qui peut se discuter : cela est vrai, comme ici, si ce tiers est pris pour réalité, quand l’analyste en oublie la valeur fantasmatique.
Publié inDer Erste Weltkrieg in Literatur, Künsten und Wissenschaft. Kriegserfahrung und intellektuelle gegenwehr. La Première Guerre mondiale dans la littérature, les arts, les sciences. Expérience de la guerre et résistance intellectuelle, Françoise Lartillot und Ina Ulrike Paul (Hrsg./éds), Col. Zivilisationen & Geschichte, vol. 70, Peter Lang, Berlin, Bern, Bruxelles, New York, Oxford, Warzowa, 2021.
Warum Krieg ? La Société des Nations ayant souhaité favoriser des échanges de vue entre intellectuels de renom afin de servir la cause de la paix, il y eut une correspondance entre Einstein et Freud en 1932, qui fut publiée en 1933 à Paris par l’Institut international de Coopération intellectuelle, simultanément en langues allemande, française et anglaise. GW, XVI.
Gutachten über elektrische Behandlung der Kriegsneurotiker. Rapport rédigé à la demande de la commission parlementaire d’enquête sur les dommages de guerre, et lu par Freud le 14 octobre au cours de la procédure engagée à l’encontre du Pr Wagner-Jauregg ; celui-ci, d’abord accusé d’avoir employé des méthodes thérapeutiques barbares, fut finalement mis hors de cause. Le texte, découvert tardivement dans les Archives militaires de Vienne, a d’abord été publié en anglais dans l’International Journal of Psycho-analysis, 1956, 27, I, p. 16-18, puis en langue originale dans Psyché, 1972, 26, p. 939-951.
„Einleitung zu Zur Psychoanalyse der Kriegsneurosen“. Écrit par Freud pour présenter les diverses contributions au Ve Congrès international de Psychanalyse à Budapest, en 1918, réunies en un volume édité par l’Internationaler Psychoanalytischer Verlag, Leipzig et Vienne (p. 3-7). GW, XII.
« Quelques mécanismes psychiques du « besoin de croire » : utopies et religions », exposé le Vendredi 5 mars 2004 à l’Université Lumière Lyon 2 (texte revu et corrigé)
Il y aurait, paraît-il, des analystes croyants… Ce qui n’est possible qu’à ne pas traiter la question œdipienne !
L’affirmation « l’enfant est pervers polymorphe », quand ce n’est pas « un pervers polymorphe » circule bien dans les écrits sous couvert de Freud. Or, ce n’est pas du tout ce qu’il écrit ! Voilà un phénomène de résistance dès lors intéressant.
La répression désigne chez Freud un refoulement conscient par opposition au vrai refoulement qui est inconscient.
Un des effets du jugement d’existence (voir système perception-conscience), par confrontation de la représentation avec l’observation et l’épreuve de réalité.
« Fanatiques papistes et fanatiques calvinistes sont tous pétris de la même merde détrempée de sang corrompu. » Voltaire, « Lettre à d’Alembert » (12/11/1757)
Argument : Sous sa forme désormais de « lettre ouverte » à un lecteur possible, ce texte rédigé initialement en 1997 en prévision d’une conférence qui n’eut pas lieu, traite en premier lieu du problème que pose la psychanalyse pratiquée « hors cure ». Dans la psychanalyse française, le « hors cure » est un euphémisme qui permet de tourner l’expression de « psychanalyse appliquée » qu’emploie Freud. En fait, la psychanalyse pratiquée hors cure par l’analysant (du texte) / analyste revient encore le plus souvent à une cure « exportée » ou « transposée » du patient pris pour objet d’analyse par le « moi » de l’analysant / analyste. Or quand l’analysant / analyste parle de l’autre « patient » lors d’une communication ou à l’occasion d’une publication, le patient en question est « parti » (fort). Il est en voyage dans le temps, parfois depuis des siècles s’il porte un nom illustre en tant qu’artiste ou écrivain. Dans La question de l’analyse profane (1926) c’est à dire « pratiquée par des laïcs » (Laienanalyse), Freud ne considérait pas que la pratique de la psychanalyse dût se limiter à la seule application clinique de cette nouvelle science. Revisitée environ seize ans plus tard, mon étude sur le problème de définition de la psychanalyse hors cure et de la reconnaissance institutionnelle de cette pratique, débouche – encore assez obscurément dans ma recherche d’alors – sur une interrogation métapsychologique quant aux rapports du « moi », objet d’amour du narcissisme, et du « mythe » d’Œdipe dont l’Homme est le héros : porté socialement au pouvoir abusif de sa représentation dans le genre masculin « hom(m)osexuel » refoulé de « tout » le genre humain.
Portraits cliniques des caractères pestiféré, névrotique et génital, à partir du chapitre XVI de L’analyse caractérielle (1933),Payot 1971, pp. 431-458.
Sur le mensonge comme symptôme quant à l’orgasme, mais comme symptôme partagé par les partenaires afin d’éviter le sentiment de castration. The Accepted Lie, in Psa. Quarterly, vol. 12, n°4, 1943, texte inédit en français (Trad. Joël Bernat).
Exposé au colloque Corps-Image-Texte chez Deleuze en 2006 à l’Université Paul Verlaine de Metz, publié in Genèses de textes / Textgenesen : Corps-Image-Texte chez Deleuze, F. Lartillot éd., n°2, 2010, Bern, Peter Lang.
« […] les poètes ont des qualités leur permettant de venir à bout d’une telle tâche avant tout une fine sensibilité, qui leur fait percevoir les mouvements cachés de l’âme d’autrui, et le courage de laisser parler leur propre inconscient» : Sigmund Freud: Contribution à la psychologie de la vie amoureuse (1): un type particulier de choix objectal chez l’homme, in La vie sexuelle, Paris, PUF, 1969, p. 47.
Quand la symbolique est au service de nos « préférences pulsionnelles »…
In L’irruption de la morale sexuelle, Payot, 1972, pp. 208-210
Un texte fondamental sur la question du symbole paru dans l’ Int. Journ. of Psa., vol. XXXVII, 1957, part. 6 et repris dans la Revue Française de Psychanalyse, n°4, T. XXXIV, juillet 1970.
In La fonction de l’orgasme (1952), L’Arche, 1970, ChapitreII, pp. 38-47 ; voir aussi Wilhelm Reich, « Conflit de la libido et le délire chez Peer Gynt » (1920) in Premiers écrits, tome I (1920-1925), Paris, Payot, 1976.
Lettre inédite vers 1905 ?) citée par J. M. Masson, in Le réel escamoté, le renoncement de Freud à la théorie de la séduction, éd. Aubier, 1984, p. 219.
Emma Eckstein fut la première psychanalyste analysée. Une partie de sa problématique est exposée dans l’Esquisse d’une psychologie scientifique.
Freud fut souvent accusé de pansexualisme, et, du coup, la libido devenait la seule énergie psychique. Or, une telle affirmation n’est possible qu’en méconnaissant les écrits de Freud, et ne fait qu’indiquer la problématique personnelle de ceux qui soutiennent un tel pansexualisme, ce qui, de plus, n’est pas sans conséquence au niveau de la pratique. Cette lettre de Freud est importante en ce qu’il reprise sa position sur la question, notamment par rapport à certaines critiques des Suisses, Jung en premier.
Professeur en khâgne à Strasbourg, enseigne la philosophie générale en lycée et à l’université en vue de la préparation des concours. A consacré des études et des publications scolaires à Spinoza, à Bergson et à la phénoménologie d’inspiration française. Travaille actuellement sur l’œuvre de R. Ruyer, sur la philosophie de la fiction et sur les notions de puissance et de virtualité.
(Le complexe de masculinité chez la femme, vu par l’homme et par la femme). « Flucht aus der Weibllchkeit ». Intern. Zeitschr. f. Psychoanal., XII (1926), pp. 360-74 ; The International Journal of Psycho-Analysis, VII (1926), pp. 324-39 ; in La psychologie de la femme, Payot, 1969, pp. 48-65.
Écrit en 1941-1942. « Notes on Excision », in Psychoanalysis and the Social Sciences, 11, 1948 ; Revue Française de Psychanalyse, XII, 2, 1948.
De la perception inconsciente aux représentations théoriques conscientes. Exposé au colloque du 16-17 mai 2003 : « Le cerveau psychologique. Histoire et modèles », Institut de Philosophie, Université de Nancy 2.
Traduit du brésilien par Pascal Reuillard (Coll. Études Psychanalytiques, 23,5 euros, 232 p., janvier 2014) EAN : 9782343021249, EAN PDF : 9782336334288 EAN ePUB : 9782336684383