Joël Bernat : « la créativité et ses origines ». Lecture commentée du texte de D.W. Winnicott (chapitre V de « Jeu et réalité »)

Extrait d’un séminaire fait à Nancy en juin 2019

D.W. Winnicott, § V : « La créativité et ses origines »

I : une introduction clinique essentielle

DWW traite ici de la créativité, certes, mais non pas comme résultat ou objet psychique, mais en tant que mode de relation au monde externe à soi, c’est-à-dire quelque chose qui se situe dans un espace transitionnel, mais ici entre moi et le monde, et aussi comme acte. Or les critiques ne l’entendent pas et traitent donc de l’objet de la créativité, ce qui n’est pas la même chose que la relation au monde, et réfutent donc cette thèse de Winnicott, voire en font une position provocatrice comme le pense Pontalis par exemple :

« Dire comme Winnicott, même avec humour, qu’on peut être aussi créatif en faisant cuire des œufs sur le plat que Schumann composant une sonate, vous ne trouvez pas ça un peu abusif ? Si j’exprime une émotion, je ne crée rien pour autant. Je crains que Winnicott ne soit là un peu dupe de son amour pour l’enfant (et la mère). Cela dit – et là encore je récuse le concept mais je reconnais la chose –, en parlant de créativité Winnicott nous rappelle que le monde de nos perceptions est lettre morte tant qu’il n’est pas animé par un regard.[1] »

Lorsque Pontalis réagit à la pensée de Winnicott, il en reste au monde des objets et les compare et donc hiérarchise, donne des valeurs à omelette et sonate selon des critères qui sont les siens (c’est un transfert). Mais dans la dernière ligne de la citation, via le regard, Pontalis repasse du côté de la relation. Nous connaissons la formule de je ne sais plus qui : « c’est mon regard qui crée le monde », c’est-à-dire que c’est la projection de mon monde psychique interne sur le monde réel.

Mais cette projection étant un mécanisme inconscient, la plupart des êtres ne différencient pas la réalité psychique de la réalité matérielle… D’autres dirons la même chose mais différemment : « c’est le mot qui crée la chose »… ce qui se traduit par : c’est ma réalité psychique qui crée le monde… La question est dès lors : comment éviter cette confusion des réalités ? La démarche scientifique, répondaient Newton et Goethe qui l’illustrent si bien et qu’admirait Freud.

C’est donc une approche assez nouvelle de penser la créativité :

  • comme rapport au monde et non plus comme une question d’objet beau ou non (là, c’est le jeu des réalités psychiques),
  • et surtout comme élément de santé psychique dans la relation au monde.
  • Pourquoi ? Du fait qu’il s’agit du mode de relation, cela veut dire qu’il s’agit en premier d’un mode de perception, qui plus est agréable (satisfaisant[2]) en ce qu’il donne à penser que « la vie en vaut la peine ! ». C’est l’effet thérapeutique du sensoriel, ce que DWW définit ailleurs comme : réellement exister (position active) en opposition à vivre simplement (position passive).
  • D’ainsi poser les choses, cela induit une symétrie avec une position psychique qui va donc être une position malade, sinon psychiatrique… position d’une complaisance soumise envers la réalité externe dans laquelle le monde est considéré comme ce à quoi il faut s’adapter. On entend ici l’exigence d’un surmoi (il faut) : s’adapter, se soumettre, position donc projetée ensuite dans le rapport au monde : il faut s’y soumettre[3]. Position renforcée par bien des conceptions qui, outre la religion ou le politique, sont massifiantes, comme certaines théories psy : citons le behaviourisme et son prolongement moderne le cognitivisme, et donc les T.C.C, l’hypnose, la psychiatrie, etc. Cet état de soumission est pour DWW un état de maladie qu’il décrit comme état schizoïde, ceci pour bien en indiquer la dimension pathologique. Mode d’être qu’il qualifie donc de vivre simplement (position passive, soumise, c’est-à-dire un faux-self[4]), qui est schizoïde en ce qu’il est clivé de nos dimensions et pulsions actives.

Nous sommes ici dans l’opposition freudienne de base entre réalité externe et réalité psychique. Cela fait que ce qui est objectivement perçu est d’abord conçu subjectivement (voir Freud et le système PC-CS). Ce qui fait que pour beaucoup d’individus, ce qu’ils tiennent pour réalité externe n’est en fait qu’un phénomène subjectif. C’est du Freud, renforcé par toute la philosophie anglaise du XVIIe (Berkeley, Hume, etc., base de la position scientifique selon Newton.)

Cela modifie complètement, par exemple, la conception des hallucinations : c’est un phénomène onirique qui envahit la vie éveillée, diurne, au même titre que la vie diurne envahit les rêves. C’est aussi un état quotidien chez le bébé et l’enfant avant qu’il ne différencie son monde interne de l’externe, avant qu’il reconnaisse son monde onirique (voir la fonction de la peur du loup), c’est-à-dire un état qui devient plus tard chez l’adulte une névrose, qui reprend et répète ainsi la névrose infantile.

La difficulté est qu’il n’y a pas de démarcation nette entre ces deux réalités.

Donc DWW nous rappelle un fondement clinique d’importance.

Deux états pathologiques :

Peu importe ici que les individus soient par ailleurs et en apparence bien intégrés dans la société, cela peut n’être qu’un faux-self. Les éléments importants à relever sont :

  • ceux qui sont adaptés dans certaines situations mais pas du tout dans d’autres, voire délirants ;
  • ceux qui ont une valeur dans la communauté mais qui souffrent et font souffrir leur entourage ;
  • et ceux qui ne sont pas structurés psychosomatiquement.

Les demandes sont différentes ;

  • les schizoïdes ne sont pas satisfaits d’eux-mêmes et cherchent à établir le contact avec la vie (ils se décrivent soit en téflon ou en surface sur laquelle tout glisse, ou encore derrière une vitre, ou se vivant comme faisant de l’aquaplaning par rapport à la vie, au monde, etc.) ;
  • les extravertis le sont pour ne pas être en contact avec leur intériorité (par exemple les rêves) mais souhaitent trouver une unité à l’extérieur, un soi englobant pour ne plus être dissociés ou compartimentés (voir les classiques : « ce serait mieux si j’étais ailleurs », etc., comme si le lieu avait un effet magique de réparation).

Nous comprenons à ce point que la créativité permet en fait une circulation entre les mondes interne et externe et permet ainsi l’approche et l’intégration de la réalité externe[5]. La question est ainsi de comprendre pourquoi certains individus ont perdus cette capacité. DWW convoque des facteurs environnementaux c’est-à-dire familiaux, destructeurs par la soumission réclamée, de la possibilité créatrice. Cette possibilité n’est jamais totale mais peut être cachée, et du coup, elle ne s’enrichit plus au contact du monde externe.

La fonction de la créativité

Ainsi DWW postule une pulsion créative chez tous et non pas réservée aux seuls artistes voire aux génies ! Chez tous parce qu’en théorie ou à la base, elle est liée au fait de vivre et ceci dans un lien de proportionnalité que l’on peut schématiser comme ceci :

Plus je crée à plus j’ai de satisfactions à plus je vis ou je me sens vivant à plus cette vie est source de plaisir à plus je suis en bonne santé.

C’est-à-dire aussi que l’objet créé vient prendre la place de l’objet subjectif qui était celui qui apportait une satisfaction hallucinatoire, ce qui fait partie de la folie normale[6] du bébé et de l’enfant et que, dans le meilleur des cas, l’environnement familial autorise, ce qui permet d’amoindrir le choc immense de la perte (du sentiment) de l’omnipotence (parents qui laisse l’enfant jouer à être ceci ou cela, sans se moquer, etc.)

Nous voici sur un trajet psychique qui va du monde interne et hallucinatoire avec des objets imaginaires et magiques vers le monde externe réel, avec des objets existants pour de vrai.

(Je ne suis pas d’accord avec la spéculation de Winnicott à la page 98 car elle me semble prise dans les représentations basiques du monothéisme – quand celui-ci spécule qu’avant lui tout était primitif et sauvage, etc. Un écho quand il fait le lien entre pulsion de mort et péché originel…)

L’on retrouve ici des éléments de la théorie kleinienne sur la créativité : pour Melanie Klein, la créativité permet une fusion des pulsions destructrices et érotiques, ce qui est un signe de santé (c’est la théorie de Freud aussi).

Clivage des éléments masculins et féminins chez l’homme et chez la femme

Titre précis.

« C’est en interprétant que l’analyste révèle ce qu’il est capable de recevoir – beaucoup ou peu- de la communication de son patient. » Soit la dimension contre-transférentielle de toute interprétation…

Un exemple clinique, ou une autre conception de la bisexualité (non héréditaire[7])

  • DWW hallucine une fille qui parle d’envie du pénis alors que c’est un homme qui parle. Il lui dit qu’il est fou (il hallucine) ;
  • Le patient lui répond qu’il se sent maintenant sain dans un environnement fou ;

Soit une dialectique de l’environnement sain ou fou et de l’individu dans l’environnement qui se sent sain ou fou (cela correspond à la notion de cadre chez DWW par rapport au moi). C’est aussi la question de Schreber !

Donc ici :

  • Être fille en s’identifiant au regard de sa mère (se regarder depuis le regard de sa mère) et en y répondant pour la satisfaire (ce peut être aussi une confusion entre ce qu’elle demande et ce qu’elle désire : par exemple elle désirait une fille ce qui ne veut pas dire qu’elle demande à son fils d’être une fille) ;
  • Tout en se sachant être un garçon ;
  • Se rejoue en séance avec Winnicott mis en place de mère dans le transfert ;
  • Alors se sentir satisfait en tant qu’homme peut rendre malade car cela transgresse l’autre position psychique car cette position fille ne veut pas que la position homme soit libérée mais souhaite être totalement reconnue (d’où l’envie du pénis, ici posée comme strictement côté fille). Être malade est une protestation de la fille qui espérait que l’analyse révèle que cet homme est une fille.

Éléments masculins et féminins chez les personnes homme et femme

Pour précision, DWW utilise la notion de dissociation ce qui est une défense différente du refoulement, ainsi que Freud l’indiquait dans un de ses derniers textes[8]) :

  • le refoulement opère dans une différence topique puisqu’une part de la représentation se retrouve hors du moi, dans le ça ;
  • la dissociation opère un clivage dans le moi (ce qui produit la schizoïdie, partition en vrai et faux self ? en tous cas cela s’oppose à un soi total). Nous sommes ici avec un phénomène hallucinatoire normal chez le bébé, mais qui sera la base de la schizoïdie adulte.

C’est de ce dernier mécanisme dont nous parle DWW. C’est donc une défense contre, ici, la reconnaissance d’une bisexualité psychique, plus précisément contre l’élément féminin pur, et c’est cet élément qui circule dans le transfert à ce moment-là et qui va trouver une unité chez l’analyste, en lui – ce que peut éprouver le patient avec le sentiment d’être en relation avec son analyste.[9]

C’est d’ailleurs souvent à cette partie clivée que l’on a affaire (d’autres auteurs le disent en d’autres termes : par exemple Georges Devereux avec l’identité secrète, la métaphore inaccomplie de Gantheret, etc.) Bref, on peut imaginer de nombreuses combinaisons ou jeu de ces parties clivées, projetées ou non.

DWW précise que la partie clivée de l’autre sexe a toujours le même âge alors que les figures imaginaires de la réalité psychique interne mûrissent et évoluent du fait d’être en relation avec d’autres éléments et notamment l’environnement. Le clivage produit une fixation.

Donc des effets cliniques comme dans la pédophilie : un sujet travaille sur sa partie clivée projetée sur un autre, etc.[10] Mais comme il s’agit ici d’un élément féminin clivé, cela ne produit pas d’homosexualité qui, elle, établit la masculinité (l’homosexualité relève du prégénital, oral et anal, en lieu et place d’une différence des sexes établie).

Éléments masculins et féminins à l’état pur, c’est-à-dire indépendamment des personnes

Soit des éléments masculins et féminins distillés dans le contexte de la relation d’objet que DWW définit ainsi :

  • Élément masculin: circule dans les deux sens : se relier activement à / être relié passivement à, selon les qualités intrinsèques de la pulsion. Le modèle basique est celui du bébé au sein. Remarquons que de voir les choses ainsi, c’est-à-dire de façon bidirectionnelle, telles que le faisait Freud, modifie le sens habituel des termes actif / passif le plus souvent pris comme dimensions unidirectionnelles ;
  • Élément féminin pur: Nous ne sommes pas ici dans le pulsionnel. Le bébé devient le sein, la mère, c’est-à-dire que l’objet est le sujet. Soit ce que DWW nomme alors objet subjectif, ce qui est le premier objet qui est celui qui n’a pas été répudié comme phénomène non-moi dans un processus qui mènera au sujet objectif lié à l’idée d’un soi dont le sentiment de réel s’appuie sur le sentiment d’être (being) dont dépend de la conscience d’avoir une identité. Mais ce sentiment d’être est antérieur à un être-un-avec, il est lié au temps où le bébé et l’objet sont un[11] (identification primaire ?[12]) : chacun est le même que l’autre : c’est le temps du vécu d’omnipotence[13]. En tous cas, c’est depuis ce lieu que proviennent par la suite les identifications projectives et introjectives. Puis le moi s’organise et c’est le mode de relation objectale de l’élément purement féminin qui établit l’expérience d’être, mode qui fonctionne pour les deux sexes.
  • le mode de relation objectale de l’élément purement masculin à l’objet présuppose la séparation, c’est-à-dire quand l’objet peut être pensé par le moi comme non-moi, c’est-à-dire séparé (c’est logique) et la satisfaction pulsionnelle va renforcer cette séparation de l’objet non-moi[14]. C’est ce la psychanalyse a jusqu’ici étudié.

En résumé :

  • L’élément masculin fait,
  • L’élément féminin est.

(DWW note que cela peut expliquer pourquoi certains hommes envient les femmes : parce qu’ils projettent sur elles cet élément féminin – pour s’en défaire ou s’en protéger ? c’est en tous cas défensif). Voir Freud et son « elles sont narcissiques » ?)

Enfin, l’expérience d’être ne se produit pas via les sentiments de frustration (liée à la quête de plaisir) mais à ceux de mutilation, ce qui est nouveau.

Identité : enfant et sein

Dans cette phase disons pré-transitionnelle, la mère offre ou non à son bébé la possibilité de sentir que le sein, c’est lui : le sein est là le symbole de l’être (ce n’est pas l’objet sein qui compte, c’est le mode de relation qui créé ce sentiment d’être). Cela favorisera le développement de l’élément féminin. Là, on fonctionne au cas par cas.

L’environnement et son effet[15]

  1. si la mère a un sein qui est, cela permet au bébé d’être, alors qu’ils ne sont pas séparés pour le bébé (elle donne – par le lien – donc bien plus que du lait – objet -) ;
  2. si la mère en est incapable, le bébé se développe sans la capacité d’être ou du moins, cette capacité est diminuée ;
  3. si le bébé est confronté à un sein actif, c’est-à-dire masculin, qui ainsi ne satisfait pas l’identité initiale qui a besoin d’un sein qui est et non qui fait : ce bébé, au lien d’être comme doit faire comme ou bien on doit agir sur lui (ce qui est pareil), soit autant de réponses de l’élément masculin.

Dans le premier cas, l’enfant n’aura pas un soi purement féminin enviant le sein puisque le sein c’est le soi.

L’envie est liée à une déception qui fait que le sein est ce qui est (on pourrait dire ici que le sein n’a pas été donné).

Opposition entre les éléments masculins et féminins

Les thèses analytiques classiques sur la sexualité infantile reposent sur l’observation de l’élément masculin.

Le sentiment d’être, d’exister, de soi, et de développer un intérieur, un contenant et d’établir des relations avec le monde par introjections et projections, ne reposent pas sur le pulsionnel.

Excitant = qui peut faire faire quelque chose à l’élément masculin d’un individu quand l’être devient désirable.

NOTES :

[1] Paradoxes de l’effet Winnicott, Entretiens avec J.-B. Pontalis, In Press Éditions, 1999, pp. 197-198.

[2] Voir la notion d’orgasme du moi de DWW – qui n’a reçu aucun écho…

[3] Il est évident qu’il ne s’agit pas ici de prôner une quelconque révolte mais de différencier ce qui est une position passive de soumission subie au monde et une position active au monde dans lequel je suis inscris et m’inscris.

[4] Pensons aux descriptions du pestiféré selon Wilhelm Reich.

[5] Voir cette pensée attribuée sans preuves à Sénèque : « Vivre, ce n’est pas attendre que l’orage passe, c’est apprendre à danser sous la pluie. »

[6] Elle devient psychiatrique plus tard.

[7] Ce qu’il reproche à Freud et à Klein.

[8] « Le clivage du moi comme mécanisme de défense », 1938.

[9] Par exemple le refus d’un patient de reconnaître son désir d’avoir des seins ou encore chez un autre son identification à sa tante folle, etc.

[10] Ce qui est souvent le cas des criminels sexuels qui enquêtent – très violement – sur une énigme sexuelle dans leur histoire mais projetée sur le monde externe.

[11] Pensons à la quête de fusion ou re-fusion dans la jouissance sexuelle et parfois la tristesse de la défusion. Le « nous ne ferons qu’un » n’est qu’un écho lointain (et désexualisé par la morale) de ce souhait.

[12] Là cela dépend des définitions…

[13] Ici encore, la pertinence d’Aristophane !

[14] On aurait là une possible explication qui éclaire le constat de Freud : là où je désire je n’aime pas et là où j’aime, je ne désire pas – jusqu’à l’impuissance ?

[15] Tout cela peut s’illustrer, se retrouver, dans la relation sexuelle adulte.

 

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2 réponses à Joël Bernat : « la créativité et ses origines ». Lecture commentée du texte de D.W. Winnicott (chapitre V de « Jeu et réalité »)

  1. bouquet dit :

    . Nous connaissons la formule de je ne sais plus qui : « c’est mon regard qui crée le monde », c’est-à-dire que c’est la projection de mon monde psychique interne sur le monde réel.

    Propositions de deux « je ne sais plus qui »:
    « Le monde est ma représentation » Schopenhauer
    « Le tableau est autant fait par le regardeur que par l’artiste » Marcel Duchamp

    Si je les ai captées, capturées et gardées ces phrases , c’est qu’elles ont pour moi une force de vérité : je ne suis que mes représentations (avec les plaisirs , les souffrances ,les bonheurs , qu’elles me font, que je me fabrique) .

    Merci pour ce riche article
    Marie B.

    • Joel Bernat dit :

      Merci Marie B. pour ces précisions. J’imagine que bien des auteurs ont pensé ainsi, et surtout bien des artistes. la réalité psychique est tellement « oubliée »…
      JB

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